Comment vous dire …

Comment vous dire, à commencer par merci. Merci à ceux qui prennent du temps sur le temps pour nous aider à bâtir cette utopie d’hiver ; qui une chignole, qui un darak, qui un burin, des pinces crocodile ou un mètre ruban. Merci. Merci à ceux qui aimeraient prendre un peu de temps à cette utopie, mais le temps, vous le savez bien, le temps est le plus fort, il nous éloigne si souvent… Merci à ceux qui n’ont pas de temps à perdre, à ceux qui gagnent du temps, à ceux qui passent leur chemin, je suis désolé, une autre fois, une autre fois peut-être. C’est pas grave. Autour de nombre de mes amis du métier, je vois bien les circuits de production partir en étincelles et fumée suspecte, les diffusions se compter sur les doigts d’une petite main, les aventures se rétrécir, et les doutes, les incertitudes, les vertiges… Nous sommes de ce nombre, et chacun d’entre nous connaît bien ce qui déchante dans nos modes opératoires, et comme est devenue fugace la satisfaction d’un artiste, d’un technicien ou d’un collaborateur administratif. Alors si nous devons nous étouffer dans l’œuf du réalisme, que ce ne soit pas sans que nos os craquent désagréablement à l’oreille des trop cartésiens. Or donc, merci à ceux qui ventilent entre des secondes comptées et recomptées cette utopie que représente à mes yeux Passer l’hiver ?… Respirons et jouons, ne laissons pas nos abattis au seul principe de réalité, mais incisons le réel, d’un regard, un mot, d’une seconde à jamais nôtre…

François

  1. Virginie Aubrée Pérès
    26/12/2008 at 13:46 Permalink

    Travaille, comme si tu n’avais pas besoin d’argent…
    Aime, comme si personne ne t’avait fait souffrir…
    Et danse, comme si personne ne te regardait.
    We will survive!!!
    Des baisers comme des fleurs.Virgin