Les fabriques d’écriture

4 x 20 heures d’ateliers d’écriture : 10 heures de sensibilisation, 4 heures d’atelier d’écriture, 6 heures de mise en jeu et restitution en première partie (par spectacle).

Écrire, c’est tomber en avant.

Il s’agit de risquer une écriture inventive, utiliser le signe en tant que matière à pétrir, en dehors de toute évaluation et de tout souci de rentabilité, pour s’intéresser à ce qui, dans ce qu’on écrit, pose question, inquiète, émeut, provoque l’envie de lire, dire, clamer…
Réactive, inventive, nous voudrions faire de l’écriture un média de transition, aller jusqu’à la voix haute, à la poigne de nos instincts parleurs.
Donc, se mettre en accord avec le groupe sur une thématique, saisir le fond et en interroger les formes possibles, en déduire des consignes, alterner l’écriture solitaire, en binôme, en bande…
Restituer après chaque consigne, considérer ensemble les potentiels de la consigne, au besoin réécrire, ou reformuler la consigne, essayer encore, chercher, avancer, aller quelque part, ne jamais présumer où.
Garder du temps pour la lecture, pour la coupure, pour laisser venir une structure narrative qui doit nous permettre de monter en scène, éclater de rire en montant. Se dire : Je croyais être à l’école, et me voilà dans une drôle d’aventure… »

… il faut continuer, je ne peux pas continuer, il faut continuer, il faut dire des mots tant qu’il y en a, il faut les dire jusqu’à ce qu’ils me trouvent, jusqu’à ce qu’ils me disent, étrange peine, étrange faute, il faut continuer, c’est peut-être déjà fait, ils m’ont peut-être déjà dit, ils m’ont peut-être porté jusqu’au seuil de mon histoire, devant la porte qui s’ouvre sur mon histoire, ça m’étonnerait si elle s’ouvre…
— Samuel Beckett, L’innommable.

Qui ? En direction des établissements scolaires (lycées, collèges, primaires), des structures socio-culturelles et des publics volontaires et curieux. L’auteur et les artistes des compagnies animeront (agiteront) ces groupes.

Quoi ? Écrire des textes à dire, sur le thème de chaque spectacle, restituer ce travail en croisant pratiques amateures et professionnelles.

Où ? Au théâtre de l’Opprimé, dans les structures d’accueil des ateliers.

Quand ? Les ateliers d’écriture et les répétitions des restitutions seront réalisés du mois d’octobre 2008 au mois de janvier 2009. Les samedis 10, 17 et 24 et le vendredi 30 janvier, les groupes joueront en première partie des spectacles.

Comment ? Concernant le temps d’écriture : l’auteur (et/ou un metteur en scène et/ou un comédien) se déplace dans la structure qui organise l’atelier, anime sur des sessions de 10h un groupe d’écrivains. Ensuite, les groupes restituent le travail d’écriture par des mises en voix, accueils des publics, enregistrements sonores ou films vidéo au théâtre de l’Opprimé.