Comment vous dire …

Comment vous dire, à commencer par merci. Merci à ceux qui prennent du temps sur le temps pour nous aider à bâtir cette utopie d’hiver ; qui une chignole, qui un darak, qui un burin, des pinces crocodile ou un mètre ruban. Merci. Merci à ceux qui aimeraient prendre un peu de temps à cette utopie, mais le temps, vous le savez bien, le temps est le plus fort, il nous éloigne si souvent… Merci à ceux qui n’ont pas de temps à perdre, à ceux qui gagnent du temps, à ceux qui passent leur chemin, je suis désolé, une autre fois, une autre fois peut-être. C’est pas grave. Autour de nombre de mes amis du métier, je vois bien les circuits de production partir en étincelles et fumée suspecte, les diffusions se compter sur les doigts d’une petite main, les aventures se rétrécir, et les doutes, les incertitudes, les vertiges… Nous sommes de ce nombre, et chacun d’entre nous connaît bien ce qui déchante dans nos modes opératoires, et comme est devenue fugace la satisfaction d’un artiste, d’un technicien ou d’un collaborateur administratif. Alors si nous devons nous étouffer dans l’œuf du réalisme, que ce ne soit pas sans que nos os craquent désagréablement à l’oreille des trop cartésiens. Or donc, merci à ceux qui ventilent entre des secondes comptées et recomptées cette utopie que représente à mes yeux Passer l’hiver ?… Respirons et jouons, ne laissons pas nos abattis au seul principe de réalité, mais incisons le réel, d’un regard, un mot, d’une seconde à jamais nôtre…

François

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L’Ernesto sort du bois

Mais que fait Ernesto Timor dans cette galère sur ce plateau ? se demandent certains.

Compagnon de route de ces arts vivants et énervés, et plus particulièrement de ces gens de théâtre-là (parfois depuis de longues années…), je fais d’abord ici mon petit boulot au service du spectacle : visuel et communication de la manifestation, exposition de photographies de plateau et de création des quatre spectacles à l’affiche (ce sera dans le hall d’accès à la salle).

Et puis je présenterai des recherches plus personnelles, dans le fil de mes improvisations photographiques, comme des mises en scène par le photographe même… Dans le foyer du théâtre, accrochage de plusieurs projets :

  1. des fragments de L’Ouvreuse ;
  2. plusieurs mosaïques sérielles extraites des Libres parcours en marge, sorte de side-project en acte de la très contemplative série Les limites nous regardent ;
  3. enfin Les belles refusées : cette demi-douzaine de photographies en errance est aussi un clin d’œil aux débats iconographiques de la communication des spectacles (les affiches mélancoliques auxquelles vous avez échappé cette année…).

Plus de détails sur la page Volet photographique de la rubrique A l’affiche…

Expo en accès libre à l’occasion des représentations (environ de 19h à 23h ces soirs-là, se reporter au calendrier pour les dates), avec des moments forts à l’occasion des soirées spéciales (les 6 et 31 janvier : projections, déballage de livres d’artiste, nous verrons bien…).

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On est parti pour le passer ensemble…

L’entrée dans l’hiver, c’était samedi dernier, à l’Ageca :
le premier café à écrire sur la marchandisation de la santé, avec Attac, Paris 11, 12, 20.

« Santé, bonheur, solidarité ! » Il est 18h30.

A côté des débats sur les réformes du service public de santé, et des systèmes d’assurance maladie en Europe, sur l’avenir des maternités de proximité, une dizaine d’auteurs d’un soir, installés dans une salle, se laissent joyeusement consigner par François : mode d’emploi du comble-trous-à-sécu, du labo-broyeur, du calculateur de dépassement, vente à la criée de l’épluche-santé, etc. Pendant une heure et demie, ils réinventent les méfaits de l’argent sur la santé, avec humour et talent !

Pendant ce temps, sous la délicate houlette de Serge, nous, comédiens, découvrons, sélectionnons, inventons, mettons en voix les textes chaud-produits. Le tout, à belle allure, et à tue-tête : « Avec calcul-dépass’, vos découverts trépassent », « satisfait ou décédé », « Pour une médecine productive, performante et rentable »… Il est 20h45.

L’apéro terminé, une soixantaine d’auteurs et invités s’installent pour le meeting « Un autre système de santé est possible ! » Et là, pendant une vingtaine de minutes, nous nous donnons, voix et corps, à leurs acronymes improbables, slogans impertinents, textes éloquents…
L’annonce indiquait « La pièce écrite, répétée et jouée la plus rapide de l’histoire du théâtre », et un mail en retour, il y a quelques jours, qualifiait ce premier café de « meilleur moment de la soirée »… Merci et bravo à tous !

Céline.

Prochain rendez-vous : Vendredi 5 décembre 19h30, au café d’Aligre.
Animé par François Chaffin, le théâtre du Menteur et Jeunes Plumes et Cie, avec Attac Paris12.
Écrivez ensemble ce qui vous passe par la tête à partir des consignes joyeuses et féroces de François Chaffin sur les thèmes de l’argent et la crise financière. Nous dînerons ensemble à l’issue de l’atelier, en attendant que metteur en scène et comédiens jouent vos textes dans une lecture-spectacle servie au moment du dessert. Repas à 20h30.

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Suivez l’ouvreuse…

 


L’ouvreuse, séquence photographique créée en marge du Théâtre de Bligny à l’été 2005, va vivre une nouvelle jeunesse à l’Opprimé, puisque ce sera l’un des volets de l’expo photo d’Ernesto Timor dans le foyer du théâtre. Bande-annonce dès à présent pour les amateurs d’avant-premières !

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Pour les p’tits papiers

Vous êtes journaliste ? Vous connaissez des journalistes ? Vous voulez un petit communiqué clair et compact sur l’affaire ? Ne cherchez plus, cliquez simplement sur cette ponctuation pour le télécharger au format PDF…

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Juste avant l’hiver…

Juste avant l’hiver, j’ai regardé le monde qui filait sous mes yeux, le tournis aux dents, pas l’temps, pas l’temps !, il disait en tournant, il tournait en disant. Et nous, les enfants de Gaïa, on tournait dedans, croches à sa rotondité, un coup à l’endroit, un coup à l’hiver, on regardait tomber les frimas, la sale engeance du faut bien vivre, et l’espoir au fond d’une boite d’allumettes. Pas prendre froid, c’est ce que je me disais juste avant que ne s’abattent les vicissitudes des banquises ordinaires, le front Arctique et la bouche bleue. Tu parles, avec tous ceux qui nous énervent, tout ce qui nous les chauffe, y aurait ben de quoi faire un feu de joie, non ?  Alors on s’est vu, on s’est parlé, il y avait comme une résistance à l’air mou, et on a fait nos affaires, avec nos grandes gueules, nos mains retroussées, nos petites têtes de cabosse, on a décidé… Y a pas de raisons qu’on passe pas l’hiver ensemble, avec tous ceux qu’on connaît pas encore, pas déjà, on a dit, on a fait, et le patron a dit oui, même que c’est pas vraiment le patron, parce que nous, on avait pas besoin d’un chef, on avait envie que du soleil… C’est pour ça qu’on est là, je crois, presque tout janvier, pour vous montrer nos couleurs, nos étincelles, notre petit tas de dynamites…
François

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A user et diffuser

pour diffuser à tous vos contacts

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Leçon de théâtre instantané

Le Théâtre du Menteur a frappé à Bellac, au Théâtre du Cloître en octobre dernier. Voici un article de presse, d’un café à écrire in situ, qui permet de bien comprendre la chose, entre sourire, écriture et nourriture…

presse sur un café à écrire

presse sur un café à écrire

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Du bon usage de la carte postale…

Mieux qu’un flyer, la carte postale de Passer l’hiver ? vient de sortir des presses !

Avec son recto et son verso, elle est bâtie pour donner à plein de gens l’envie de venir passer janvier avec nous, et aussi fournir l’essentiel des infos utiles sur le calendrier des spectacles. N’hésitez pas à nous en réclamer un paquet, à distribuer à vos amis mais aussi à déposer aux bonnes adresses susceptibles de drainer du public pour cette manifestation…

Photo et réalisation graphique : Ernesto Timor.
Mille mercis pour leur collaboration à Géraldine et à Klaxon !

La carte en PDF est également en libre téléchargement.

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Café à écrire du 15 novembre !!!

Premier café à écrire
Service public de santé, assurance maladie : Etat d’urgence !

*Samedi 15 novembre à 18h30 à l’AGECA
[177 rue de Charonne, Paris XI] – en partenariat avec ATTAC paris 12°

[entrée libre] – quiche, tarte, boisson, BIENVENUES !


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